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  • : El Ancer.DZ العنصر جيجل
  • El Ancer.DZ  العنصر جيجل
  • : هده المدونة هي وسيلة تعريف بمنطقة العنصروقبائلها,وهي اداة تعارف و تواصل بين ابنائها القاطنين, اوالمنحدرين منها اينما وجدوا في ربوع هدا الوطن اوخارجه. Ce Blog est une fenetre sur la REGION D'EL ANCER et ses tribus,il est aussi un lien de connaissance et d'amitié entre tous les gens originaires de cette belle region.
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 15:02

Réponses de M .Nour aux commentaires de M .Brella B. sur le massacre de Beni Oudjehane

brella • 09-25-2015 09:38 • La sortie du livre LA SOURCE Memoires d'un massacre Oudjehane 11 mai 1956

 

Voici le premier commentaire de M Brella ;

 

monsieur nour, avez vous réellement accepter le mobile du massacre invoqué par l'historienne qui le résume tout simplement à une affaire de tentative de viole d'une jeune fille à la source par un soldat français?

non , il faut avoir le courage de raconter la vérité la génération montante et dire qu'il s"agissait bel et bien de la besogne d'un traître qui s'appelle........, ce dernier par vengeance a dirigé les soldats français à la mosquée de belegrani pour ramasser les civil qui faisaient la pierre de l'aide el adha au lieu du massacre collectif

vous avez la possibilité de corriger cette grave injustice vis a vis de l'histoire et inciter l'auteure à obser
ver l’honnêteté intellectuelle sans partie prie merci.

 

Réponse de Nour à votre commentaire :

 

Pendant ma derniere rencontre avec vous à Jijel et pendant notre conversation , vous m'avez affirmé que vous n'avez pas lu le livre LA SOURCE.. de l'historienne Claire Mauss Copeaux et que vous n'avez pas l'intention de le lire ou de l'acheter ( c'est votre droit de ne pas le lire ou de l'acheter). M. Brella ( vous,l'intellectuel , l'universitaire ) et sans lire le livre , vous accusez l'historienne de resumer le mobile du massacre à une affaire de tentative de viol d'une jeune fille par un soldat français ?!! La reponse à votre accusation se trouve dans le livre que vous refusiez de lire monsieur

Vous m'inciter à en avoir le courage de raconter la verité à la generation montante ( comme quoi on a raconté des mensonges dans le livre que vous n'aviez pas lu ! ), vous voulez que je raconte la verité a la generation montante avec courage ? et bien M. Brella voila mon courage ! vous,vous racontez des mensonges a cette generation en disant que ce traitre a dirigé les soldats français à la mosquée Bellegrani pour ramasser les civils parce que personne n'a été ramassé de la mosquée , elle s'est vidée avant l'arrivée des soldats et pendant le bombardement des alentours du mechta

Vous me demandez d'inciter l'historienne à observer l'honneteté intellectuelle sans partie pris ? M. Brella cette historienne avait fait plus de mille kilomètres en venant jusqu'au mechta pour chercher la vérité , vous , l'intellectuel fils du mechta,vous avez refusé de faire dix centimètres en tendant votre main et prendre le livre( La Source) que je vous ai présenté - au moins pour le lire et critiquer son contenu ensuite - lors de notre dernière rencontre à Jijel . c'est à vous - je crois monsieur - d'observer l'honneteté intellectuelle

 

2eme commentaire de M .Brella

 

belkis brella • 10-12-2015 06:15 • la source – mémoires d’un massacre : Oudjehane, 11 mai 1956 », par Claire Mauss-Copeaux

j"interviens ici pour confirmer les dires de luisa soufi , je dirai à la française au nom de la civilisation qu'elle proclame, nous avons assez de vos mensonges. vous avez dénigrer la vérité du massacre en attribuant le mobile à une affaire d'un soldat qui tente de violer une fillette à la fontaire.non non assez de vos mensonge ne prenez pas les habitants de beni oudjehane comme des dupes . nous connaissons bien la vérité que vous cachez . et nous connaissons aussi amplement l'arrière pensée des français ; car nous sommes le produit de la meme école madame n'est ce pas , alors pour une honneteté intelectuelle, dévoilez la vérité du massacre sinon nous le faisons à votre place

 

Réponse de Nour :

 

Cette historienne est venue chez nous ( à El Ancer et au mechta Beni Oudjehane pour chercher la vérité du massacre ,elle a fait le travail que doit faire chaque historien dans sa place :venir sur les lieux du massacre et parler au temoins ,ou au rescapés ,chose qu'elle avait faite. Elle a été sur les lieux du massacre , et elle a écouté les gens du mechta .Vous M Brella , vous n'avez jamais parlé avec les gens de votre mechta et vous racontez des mensonges . C'est vous monsieur qui prenez les habitants de Beni Oudjehane ( vos frères) comme des dupes.

Vous prétendez connaitre la verité sur le massacre de Beni Oudjehane qui n'est que les mensonges que vous m'aviez raconté à Jijel ,et que je réfuterai mots par mots, dans un article en arabe que je publierai dans mon blog pour que les habitants du mechta le lisent et connaissent qui raconte des mensonges

 

3eme commentaire de M.Brella

 

brella • 11-30-2015 07:39 • La sortie du livre LA SOURCE Memoires d'un massacre Oudjehane 11 mai 1956

réponse à nour

l'abondance des écrits et commentaires publiés autour du livre la source permet de comprendre le mobile de ce massacre d'après l'auteur

tout lecteur de ces commentaires avait compris que la raison du massacre est bel et bien l'affaire de la tentative de viole commise par le soldat français et l'intervention héroïque de son père

cette version est fausse et que personne des habitants de beni oudjehane ne l'a raconté

ma première intervention était gentille elle consisté tout simplement a vous interpeller pour contacter l'auteure à revoir ce mobile et raconter aux génération future la véritable raison du massacre

mais hélas vous vous être substituer à l'auteure pour me rapprocher le fait que je n'avais pas lu le livre . c'est a dire je fais dire à l'auteur ce qu'elle n'avais pas dit dans son livre , laisser les autres lecteurs répondre pour dire ce qu'il ont compris de la raison de ce massacre.

dans le cas ou les différents lecteurs partagerons la même compréhension , alors inviter l'auteure à corriger son livre et dire la vérité historique aux générations future de beni oudjehane

donc je n'ai
pas besoin d'acheter ce livre étant donné l'abondance des commentaire qui ont repris fidèlement son contenu. a moins que vous mettez tous les auteurs des différents commentaires en doute,.

 

Reponse de M Nour :

 

Vous prétendez dans les deux dernières lignes de votre commentaire que les auteurs qui ont parlé du livre ont repris fidèlement son contenu , eh bien M. Brella je vous invite à lire l'article' Oudjehane ou l'horreur) de M. Slimane Ait Sidhoum paru dans le journal Elwatan du (18 - 01 - 2014 ) sur le massacre d' Oudjehane ou l'auteur dit je cite :

((D'après les différents témoignages recueillis, la réplique des militaires allait être terrible. Ainsi, au cours de la seule journée du 11 mai, tous les hommes du village allaient être exécutés sans exception et sans états d'âme. Sur les trois cents habitants que comptait le village, il ne restait que les femmes et les enfants.))

C'est ça la vérité ? Tout les hommes du village ont été exécutés sans exception? et il ne restait que les femmes et les enfants ? Pour vous monsieur Brella ça doit etre la vérité puisque l'auteur a repris le contenu du livre fidèlement !! Et si , moi Nour , ou Azzedine ou l'Historienne , nous avons travaillé sur le massacre ,et nous avons parlé avec des rescapés ou des temoins ,ça veut dire que nous avons raconté des mensonges ,puisque ces rescapés et ces temoins ne devraient pas exister ; ils seraient morts eux aussi dans le massacre !!

Cet auteur fidèle ( d'après vous) a parlé aussi ( fidèlement !) du mobile du massacre que vous évoquiez ,dans le meme article !!.

Vous m'accusez M.Brella de m'etre substituer à l'historienne pour vous reprocher le fait que vous n'aviez pas lu le livre. sachez monsieur que j'ai travaillé avec elle sur le massacre, et si vous l'accusez d'avoir divulguer des mensonges dans son livre ,vous m'accusez moi aussi en meme temps , et je confirme que vous faites dire l'historienne (et moi et Azzedine et les temoins et rescapés du massacre) ce qu'elle n'avait pas dit dans son livre.

Je vous invite M. Brella à exploiter vos connaissances universitaires sur la critique d'une information dans un livre si vous en aviez vraiment des connaissances .Et pour etre fidèle Monsieur au contenu du livre ,il faut que vous le lisiez vous meme , et non pas attendre les autres pour qu'ils le lisent a votre place.

Si vous choisissez de ne pas acheter le livre c'est votre droit, et personne ne vous a obligé . Et si vous choisissez de ne pas lire le livre ,c'est votre droit aussi , et personne ne vous a obligé.

Mais si vous choisissez de combattre le livre jusqu'à la fin avec vos mensonges ,ou avec les commentaires de vos auteurs( fidèles ) ,et cela comme vous m'avez dit à Jijel , je vous assure M Brella que vous ne faites que cogner votre tete à un rocher comme on dit en Arabe, parce que la vérité des gens de Beni Oudjehane aura toujours le dessus sur vos mensonges et vos (racontars) que personne du Mechta n'a jamais raconté . Je vous rafraichis un peu la mémoire, retourne aux auteurs qui ont commenté le livre de l'historienne sur le massacre ,tous ,et sans exception (jusqu'à présent) , ont mentionné dans leurs articles ,le très bon travail de l'historienne, et n'ont dit que du bien sur le livre ...( sauf vous bien sur !) . Vous devrez en avoir honte monsieur le fils du mechta !

Je publierai incha Allah un article en arabe sur votre (vérité) sur le massacre , pour que les gens de Beni Oudjehane puisse le lire ,et , je les inviterai à nous dire qui de nous et de nos témoins ,ou de vous, raconte des ...racontars.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 22:52

Oudjehane ou l’horreur

Un prof d’El Milia et un ancien parachutiste font appel à une historienne.

La guerre d’Algérie continue de livrer ses tristes vérités avec parcimonie. Les historiens ne peuvent pas à eux seuls déverrouiller les mémoires réfractaires, sans l’aide des témoins de bonne volonté. C’est ainsi qu’un massacre, passé sous silence depuis presque soixante ans, se révèle grâce à Internet et à la floraison de blogs qui ont joué dans ce cas un rôle important pour susciter une enquête et déboucher sur un livre.

Cette histoire extraordinaire commence non loin d’El Milia, wilaya de Jijel, où un enseignant qui s’appelle Nour tient un blog sur l’histoire de la région. A travers ses recherches et les discussions avec ses concitoyens, il apprend que l’armée française a commis pendant la période allant de 1955 à 1957, dans un petit périmètre allant d’El Milia à El Ancer, des exactions qui dépassent l’entendement sans que les livres d’histoire ne les mentionnent. Rapidement, un contact s’établit entre Nour et André, un ancien militaire de l’armée française appartenant au 4e BCP (bataillon des chasseurs parachutistes) qui tient lui aussi un blog sur le thème de la guerre d’Algérie et des anciens de la troupe. Dans leurs échanges, Nour questionne André sur les agissements du 4e BCP dans la région, mais leur dialogue arrive des fois à des impasses. Pour dépasser les crispations de la mémoire, les deux interlocuteurs font appel à une historienne qui a beaucoup travaillé sur la guerre d’Algérie : Claire Mauss-Copeaux qui va apporter sa rigueur de chercheure et ses méthodes d’investigation pour dénouer les situations inextricables. C’est ainsi qu’est né La source, Mémoires d’un massacre : Oudjehane, 11 mai 1956. En effet, cette date demeure dans la mémoire des habitants de la région comme l’incarnation de l’horreur absolue.

L’enquête, menée en France et en Algérie par l’historienne et les deux blogeurs, Nour et André, avait un seul objectif : reconstituer ce qui s’est passé ce jour maudit. Un jour particulier de par sa symbolique puisqu’il coïncidait avec l’Aïd El Fitr, jour de fête et de pardon après le mois de Ramadhan. En dépit du contexte, les gens du petit village d’Oudjehane, près d’El Ancer, étaient heureux de se rendre à la mosquée ou aux visites mutuelles comme l’exige la coutume. Mais, un fait malheureux va transformer ce jour festif en cauchemar lorsqu’une jeune fille du village, se rendant à la source, se fait intercepter par un soldat de l’armée française qui voulait abuser d’elle. Les cris de la jeune fille donnèrent l’alerte et son père arriva pour la délivrer des mains de son violeur. S’ensuivit une bagarre entre les deux hommes et l’arrivée des soldats qui tirèrent à bout portant sur le père. Les balles atteignirent le père mais aussi le soldat qui est mortellement blessé.

Pour arriver à valider cette version de l’histoire simultanée de la mort du père et du soldat agresseur, l’auteure du livre a dû mener une enquête de longue haleine. Elle a interrogé des dizaines de témoins et recueilli beaucoup de témoignages qu’elle a croisés et confrontés pour faire jaillir la vérité. Claire Mauss-Copeaux a réalisé là un véritable travail de détective historique. Après avoir établi la genèse du drame, il restait à traiter de la suite dramatique des événements. En effet, les soldats, non contents d’avoir abattu le père algérien qui défendait l’honneur de sa fille, estiment devoir venger leur compagnon mort sous leurs propres balles. D’après les différents témoignages recueillis, la réplique des militaires allait être terrible. Ainsi, au cours de la seule journée du 11 mai, tous les hommes du village allaient être exécutés sans exception et sans états d’âme. Sur les trois cents habitants que comptait le village, il ne restait que les femmes et les enfants. Au cours de ses investigations et en interrogeant les familles des victimes, Nour a dressé une liste de cinquante-quatre tués, alors que les archives militaires parlent de soixante-dix-neuf. Après l’indépendance, les restes de ces martyrs ont trouvé place dans le cimetière du village pour leur rendre leur dignité d’hommes et l’hommage de la nation. Claire Mauss-Copeaux et ses deux interlocuteurs, Nour et André, voulaient comprendre le déchaînement de haine qui avait accompagné les faits survenus à la source. Mais les réticences des uns et des autres ne fournirent pas de réponses probantes. Dans les archives militaires relatives à la région, les victimes ont été simplement accusées d’appartenir aux rangs de l’ALN et la riposte militaire a été présentée comme un fait de guerre généré par l’assassinat d’un soldat de la troupe par un moudjahid.

L’enquête menée par l’auteure a démontré l’inanité de cette affirmation. Par ailleurs, le massacre d’Oudjehane a fait apparaître d’autres faits semblables dans la région. Cet ouvrage historique, riche en informations sur la vie quotidienne des soldats et la manière de mener leurs activités sur le terrain, renseigne d’une manière concrète sur les fondements et les modalités de ce que l’on a appelé les «opérations de maintien de l’ordre en Algérie». Le lecteur découvre d’autres détails de ces agissements criminels, comme la torture devenue une institution avec l’attribution de pouvoirs spéciaux aux militaires. L’ouvrage retrace aussi le parcours de certains officiers français et leur désir de se venger sur les Algériens après leurs déboires au Vietnam. On retrouve également une retranscription très intéressante de la vie quotidienne des Algériens. Dans l’ensemble, un ouvrage passionnant qui donne froid dans le dos mais éclaire encore le regard sur les méfaits du colonialisme français.



Claire Mauss-Copeaux, «La Source, Mémoires d’un massacre : Oudjehane, 11 mai 1956». Ed. Payot, Paris, 2013.

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