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  • : El Ancer.DZ العنصر جيجل
  • El Ancer.DZ  العنصر جيجل
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 22:31

autour de la tuerie d’Oudjehane

 

Il est possible qu’en lisant La Source, dernier ouvrage de l’historienne Claire Mauss-Copeaux, des gradés de l’époque, maintenant haut-gradés retraités, ne soient tentés de remiser leurs décorations. Ce livre est-il un réquisitoire dressé contre l’armée française ? Non, c’est un livre d’histoire. Mais il faut faire preuve de réserve pour ne pas y percevoir un procès du 4ème BCP [2] et de ses quatre compagnies, sur les quinze kilomètres qui séparent El-Milia d’El-Ancer dans la presqu’île de Collo, en 1956. Claire Mauss-Copeaux résout ce paradoxe en proposant un texte académique qui se double du livre de la souffrance indicible des rescapés et survivants algériens. Souffrance également de ceux qu’elle appelle « les vétérans » de l’armée française – hommes du rang appelés – rares à ne pas plier sous le poids d’un certain fardeau. Des appelés qu’elle avait commencé à appréhender dans sa thèse de doctorat, puis dans ses ouvrages. En adoptant le style du livre-parole, qu’elle annonce dès le départ, et auquel elle prête également sa propre voix, elle prend le risque de se faire taxer de manque de distanciation par rapport à l’événement, et par conséquent de subjectivité, puisqu’elle ne se contenterait pas de mettre en scène des témoignages et de les analyser mais qu’elle y participerait, se montrant ainsi juge et partie. Elle en assume le risque. Le message délivré à la collectivité est, pour elle, plus important que les critiques à elle-seule adressées.

Le fardeau des vétérans

Les vétérans sont tous différents par leur origine, leur culture et leur carrière, mais tous semblables dans l’horrible expérience qu’ils ont vécue à Oudjehane, et dans la trace qui – encore aujourd’hui – hante leurs nuits d’octogénaires. L’un d’eux, plus âgé, avait consigné dans des carnets ses constatations et ses impressions. Un fructueux mélange des mémoires qui resurgissent comme l’eau de source qui cherche la sortie, et du savoir-faire d’une historienne pugnace et humaine, a produit cette recherche et enfin ce livre. L’auteur opère un incessant va-et-vient entre les appelés de 1956 et les vétérans des années 2010. Ce sont les mêmes hommes, mais sont-ils aujourd’hui les mêmes êtres ? De quoi le quotidien des appelés du 4ème BCP - 20 à 22 ans en 1956 - fut-il fait ? La vie de djebel, la pression de la discipline et des gradés, la distillation dans les consciences de la « haine des Arabes », la stimulation perverse qui se forge jour après jour dans le groupe, la mort des copains et la « culture de la vengeance » alimentée par la hiérarchie, la rage du jeune qui estime perdre sa jeunesse, la succession des violences ordinaires qui normalement n’ont pas cours dans une société civile (au sens de civilisée), dans les gourbis ou dans les caves du « château » d’El-Ancer, tout cela construit l’instrument qui, un jour, permet de commettre l’irréparable. Tout cela ressort à la lecture du livre de CMC [3]. « Ce que fait un homme, ce qu’est capable de faire un homme qui a un uniforme, un homme qui a une parcelle d’autorité... ça me rend malade [4] » (un vétéran). Ils se livrent ou se cachent, ils s’expliquent ou expliquent la psychologie du militaire appelé, transplanté contre son gré dans ce trou perdu et ignoré de tout le monde, aujourd’hui comme hier. Le viol est présent, rarement dit mais avoué dans les discours, sous forme de contournements ou de silences, toujours pour une même raison : la honte. Cette honte est si prégnante qu’elle empêche les vétérans de se délivrer de leur fardeau. Le lecteur les sent parfois ’’à genou’’, ne sachant quels termes employer, puis l’interlocutrice de comprendre à demi-mot le message qu’ils ont besoin d’extirper de leur conscience. CMC a réussi l’exercice de restituer le mal-être de ces vétérans. A Oudjehane le viol n’est pas central, presque anecdotique, mais a joué comme détonateur d’un massacre qui, lui, est au cœur d’une souffrance qui dure depuis près de soixante ans. Des témoignages des deux côtés de la Méditerranée le précisent. Mais au 4ème BCP et dans la vallée de l’Oued El-Kebir à cette époque, le viol n’était pas anecdotique et CMC sait faire s’exprimer les témoins, vétérans comme algériens. Ce travail de l’historienne avec les vétérans d’Algérie est difficile, car la parole leur fut « confisquée [5] » pour toute une série de raisons. « Il vit avec sa mère. Sa fille habite à côté. Il fait des cauchemars. Il revoit la mechta, revoit tout. De ce jour-là personne ne veut parler. J’ai vu un psychiatre. J’ai dit tout ce que je pouvais dire, mais l’essentiel non. Insupportable. A vous aussi je n’ai pas tout dit. On a tous vu, les uns et les autres, là où chacun se trouvait. Chacun a vu, chacun sait ce qui s’est passé à Oudjehane ». Ils savent beaucoup de choses sans vouloir les révéler. Ils craignent beaucoup de choses. C’est pourquoi l’art aiguisé de l’enquêtrice et son acuité à appréhender les silences et les détails qui peuvent passer pour anodins, permettent une lecture en creux des témoignages. Peut-être même le souhaitent-ils ? Les non-dits des vétérans sont aussi parlants que ce qu’ils pourraient révéler. Le fait d’avouer qu’on n’a pas tout dit, et de le faire de manière émouvante et répétitive, est plus éloquent qu’un aveu direct, car s’y ajoute une dimension affective forgée par le temps, et qui n’existait pas à l’époque. CMC a-t-elle peut-être pensé, au terme de son enquête, que son livre était fait autant pour les vétérans-victimes que pour les Algériens-victimes oubliés et leurs descendants, puisque tous ceux qui n’ont pas encore pu faire le deuil restent des victimes ? Et que les vétérans, aussi, ont pu être oubliés ? Cet exercice d’historien produit un discours événementiel indispensable, tout en rendant compte de la psychologie de ces témoins lourds de sens que sont les anciens d’Algérie. C’est une prière que Nour, le compagnon de recherche algérien, leur adresse : « Déposez votre fardeau et libérez votre mémoire ».

La guerre des officiers

Mais si ce n’est pas une histoire-procès – qui serait contraire à l’esprit de la recherche historique – c’est une critique sans concession de l’encadrement. Des officiers venus pratiquement tous directement de la guerre d’Indochine, pour en découdre. Ils sont décortiqués par le menu. Dans la ligne hiérarchique on observe une conspiration du silence à la marge des limites légales et morales, même si, on le sait depuis longtemps grâce aux précédents ouvrages de Claire Mauss-Copeaux, un appareil législatif et réglementaire avait été mis en place. Ce cadre, voulu par nos hommes politiques et d’état, rendait possibles les abus qui en temps de guerre se nomment exactions, en particulier les représailles collectives. Sauf à remettre en cause la sincérité des témoignages et la traduction des JMO (journaux des marches et opérations) que CMC a passés au filtre de l’historienne-radioloque, il s’agit de faits avérés et on reconnaît sa marque de fabrique, qui privilégie la parole. Les notes infrapaginales, d’ailleurs absentes, sont inutiles puisque les références vivantes se trouvent dans le texte lui-même.

Les chapitres des deux premières parties sont courts, ce qui rend l’ouvrage facile à aborder et l’entrée en matière peu lassante. Car le massacre des Beni Oudjehane – cœur du livre que le lecteur attend de voir surgir au détour de chaque page – s’annonce dans un crescendo savamment dosé d’arguments, qui plante le décor. Une bonne partie du massif de Collo était impénétrable. La guérilla pouvait s’y développer. Après le 20 août 1955 la région était devenue une zone de représailles. Le 4ème BCP y avait été affecté à partir d’octobre, à titre de relève et de renfort. Entre coupures de routes et accrochages, des soldats d’un autre régiment avaient été tués dans une embuscade, en février. Tout récemment le commandement avait fait larguer sur la population des tracts menaçants. Et les Européens ? L’ouvrage ne nous en apprend rien, sauf par allusion aux exploitations de chêne-liège. Ils ne servent pas d’alibi. Le massacre est un règlement de comptes du 4ème BCP vers les Algériens musulmans du bled, exclusivement.

C’est au seuil de la troisième partie que les circonstances du massacre d’Oudjehane commencent à être traitées par une analyse des quelques archives, ô combien succinctes et dont l’auteur ne fait en huit pages qu’une bouchée. Il fallait le regard exercé et aiguisé de CMC pour démonter le langage codé des papiers militaires et les poncifs aujourd’hui éculés de la presse locale. Mais cette exaction majeure fut aussi amenée par toute une série de préalables démontrés par les vétérans : les vexations, les brimades sexuelles, les rapines, les vols, les incendies de gourbis, les viols collectifs ou non, couverts par les gradés, les tortures, les ’’corvées de bois’’. Le drame d’Oudjehane est sans doute un ’’rasage’’ de mechta qui a dégénéré. Mais peut-être fut-il davantage que cela, il y a tout lieu de le penser quand on analyse l’état d’esprit des officiers du 4ème BCP, auxquels CMC a consacré plusieurs chapitres, ainsi que l’ampleur des moyens déployés sur le terrain le 11 mai 1956, face à trois-cent personnes inoffensives, peut-être moins. Si le 4ème BCP n’est pas toute l’armée française, CMC nous offre pour autant un effet de loupe significatif. Aux historiens de conclure. Mais si procès il doit y avoir, c’est celui du comportement de l’homme en temps de guerre, quel qu’il soit : « brute épaisse ou bon père de famille [6] ». Dans ce cas, qui est responsable ? C’est au lecteur de se faire une opinion. Nous ne dévoilons pas le cœur du livre, nous le laissons en prendre connaissance et s’indigner de lui-même sans que l’auteur n’ait besoin de le faire à sa place [7].

Le deuil des survivants

Sans ces récits de rescapés nommément désignés ou anonymes, recueillis sur place par CMC, que nous présente la quatrième partie, sans les témoignages déjà provoqués et assemblés pour l’occasion par Nour et Azzedine en Algérie, sans la modération et la mesure de ces deux historiens locaux dans les propos desquels on ne perçoit pas de haine mais un simple désir de deuil, sans la dignité et l’intelligence humaine de Doukha, mère de famille de vingt-trois ans enceinte, dont le fils à naître fut menacé du bout du canon d’un fusil de guerre, sans enfin l’art de Claire Mauss-Copeaux capable de faire parler les silences, sans tout cela un tel livre n’aurait pas vu le jour. Aucun gendarme, aucun policier, aucun journaliste, aucun juge de Paix ni procureur ni maire, aucun élu, les seuls à même de produire un jour une archive, n’étaient présents ni n’avaient été invités à se rendre sur les lieux. Cette microhistoire fut rendue possible par une enquête de terrain longue et approfondie, un enrichissement mutuel de la recherche de l’historienne et de celles d’André, puis de Nour et Azzedine. Pour CMC, « il y a mille sujets, et mille manières de les interroger. Nous avons choisi de parler d’Oudjehane ». Le « Nous » est symptomatique de l’esprit de ce livre. L’ouvrage est signé d’une historienne française, mais on pourrait avancer que c’est une œuvre franco-algérienne, tant est prégnante l’implication de la dernière catégorie de témoins : les rescapés, les contemporains ou familiers des disparus. Après tout, il n’y a pas eu pléthore de tels ouvrages collectifs, même depuis 2012, année du cinquantenaire de la fin du conflit. Mais celui-ci et en particulier le martyrologe d’Oudjehane qu’il publie, est une manière de commencer à répondre à l’appel lancé par l’historienne Raphaëlle Branche dans Le Monde du 8 juillet 2012 : « Anciens d’Algérie et habitants d’Algérie, parlez ! » [8] Le but n’est pas politique, ni même exclusivement historique. Il relève de la reconnaissance de la souffrance humaine et du devoir de deuil réclamé par les familles des victimes innocentes. La liste des fusillés est minutieusement élaborée, et Azzedine, le garçon menacé par le fusil de guerre avant même sa naissance, s’y est employé avec une rigueur que l’on ne rencontre pas chez les mémorialistes français au sujet de massacres d’Européens (celui d’El-Alia, 20 août 1955, par exemple). Dans sa démarche d’enquête de terrain, il choisit de méconnaître des cas douteux, et minimise même le décompte final des suppliciés de son propre village.

Ce livre montre que la population du bled n’avait pas – en Algérie en général – à subir seulement la violence des nationalistes FLN, dont le dessein était de la rallier de gré ou de force. Elle avait aussi à supporter la violence organisée de l’armée française, violence individuelle et perverse comme la torture et le viol, ou violence collective pouvant aller jusqu’au bombardement et à l’anéantissement de villages, aux déplacements dans des camps de regroupement et, comme ce fut le cas au moins à six reprises le long de ces quinze kilomètres de l’oued El-Kebir, jusqu’au meurtre collectif, le plus important ayant été celui d’Oudjehane. Ces meurtres collectifs, ainsi que les mesures ordinaires de rétorsion, ont accru le sentiment d’injustice au sein des populations, et entraîné dans la lutte ceux et celles qui n’en étaient pas encore convaincus, les femmes en particulier. Les femmes occupent une place importante dans le livre. La problématique des violences sexuelles y est pour quelque chose, l’empathie de CMC pour beaucoup. Doukha explique comment les femmes, que l’on relègue toujours au rang de simples ’’youyouteuses’’, sont restées « debout dans la guerre », après un temps de latence qui leur a permis de comprendre la révolte des hommes, puis ensuite de les soutenir.

Un « récit d’histoire atypique » écrit CMC dans le prologue. Mais qui est atypique ? Le récit ? L’histoire ? L’auteur ou les acteurs ? La mechta Oudjehanen’est qu’une parcelle du secteur quadrillé par le 4ème BCP. Mais d’autres massacres y ont été dénombrés par les vétérans. CMC en rappelle une définition simple : exécution massive de personnes sans défenses. Dans cette vallée et sur ces coteaux le massacre ne fut pas une pratique « atypique ». Et qu’en fut-il des cinq ou six années suivantes ? Et des autres secteurs ? Le 4ème BCP fut-il une unité « atypique » parmi les autres ? Peut-être, car cela dépend beaucoup de la mentalité de la hiérarchie. Et celle des officiers du 4ème BCP était spéciale. Mais il n’y a pas de raison d’imaginer que d’autres Merlot, Rouleau, Lapière, Rieux et Voret [9] n’ont pas existé ailleurs. Les plus à plaindre, après les suppliciés et leurs familles, sont les vétérans. Ils n’étaient pas « atypiques » au départ. Ils étaient des représentants de la société française dans sa diversité, appelés simplement à faire leur devoir. Ceux du 4ème BCP le sont devenus, et Claire Mauss-Copeaux démontre par quelle instrumentalisation de la personnalité ce fut possible. Pour la plupart, ils le regrettent. Quant à l’auteur, elle est certainement « atypique » au sein de la communauté historienne et elle le revendique comme marque de fabrique. « Parmi toutes ces voix, la mienne est présente au milieu des autres. Je n’ai pas voulu la dissimuler ». Privilégiant le genre humain au texte d’archive, d’ailleurs pratiquement inexistant, elle se range aux côtés du plus faible, sans pour autant oublier son devoir d’historienne : établir les faits et essayer de les expliquer, en analysant et critiquant ses sources. En œuvrant au service de l’amélioration des relations entre les hommes et entre les peuples, elle fait de l’histoire active, en quelque sorte.

Michel Mathiot 
chercheur indépendant 
27 septembre 2013.

article de la rubrique les deux rives de la Méditerranée > jours de guerre 
date de publication : lundi 30 septembre 2013


 

Réflexions sur le livre de Claire Mauss-Copeaux, La Source, Mémoires d’un massacre, Oudjehane, 11 mai 1956, par Michel Mathiot. [1]

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5596


 

Notes

[1] Claire Mauss-Copeaux, La Source, Mémoires d’un massacre, Oudjehane, 11 mai 1956, Payot & Rivages, 11 septembre 2013. 
Une présentation de cet ouvrage.

[2] Bataillon de chasseurs à pied.

[3] Pour éviter d’alourdir le propos, nous emploierons désormais ce diminutif.

[4] Parce que c’est inutile, nous choisissons d’éviter les renvois au texte original.

[5] Voir Claire Mauss-Copeaux, Appelés en Algérie, La parole confisquée, 1998.

[6] Employés dans des témoignages pour qualifier des appelés dans le civil.

[7] « Un témoignage fait avec retenue est plus efficace que s’il l’était avec indignation : l’indignation doit venir du lecteur, pas de l’auteur, car on n’est jamais certain que les sentiments du premier deviendront ceux du second. J’ai voulu fournir au lecteur la matière première de son indignation ». Primo Levi, Conversations et entretiens (1997).

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commentaires

NEMMOUR Ahmed 22/07/2016 11:33

L’IGNOBLE GENOCIDE D’EL AARCH DE BNI OUDJIHANE PERPETRE PAR LES SANGUINAIRES BIGEARD ET MAURICE PAPON IGNORE PAR LES SIENS A L’INDEPENDANCE
LETTRE OUVERTE
A SON EXCELLENCE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Monsieur le Président

J’ai l’honneur de vous écrire cette lettre pour vous entretenir des faits qui me semble d’une grande importance. Si je m’y autorise c’est bien au nom de l’immense admiration que j’éprouve à votre égard et à votre œuvre inspiré de notre glorieuse révolution. M’adresser à votre excellence d’abord en tant qu’officier supérieur de notre glorieuse armée l’ALN puis en tant que premier magistrat du pays. Afin de vous permettre de se faire une idée sur le rôle et la responsabilité de chacun dans la période tragique de notre combat libérateur. Des vies écourtées par la haine coloniale trop tôt disparues et oubliées de la patrie. Qu’elle meilleur occasion que celle qu’offre l’année du cinquantenaire, année annoncée comme étant celle des grands rendez-vous mémoriels pour mettre un terme à une injustice et corriger des contre vérités. Avant de les exposer en détail je me permets monsieur le président de retracer un bref historique en guise d’information pour mieux situé la problématique.
Votre excellence
En rapportant les hauts faits de la guerre de libération il importe de rappeler combien la guerre fut dure et rude ; le colonialisme fut synonyme d’expropriation et de génocide mais parler des massacres commis par la France coloniale n’est donc pas une révélation et ce n’est certainement pas à vous votre excellence de rappeler le sacrifice de nos Moudjahidines et de tout le people. Beaucoup de choses ont été déjà dite et écrite sur les dates tristement célèbres des massacres commis par la France coloniale mais une halte été nécessaire pour faire un examen critique à l’occasion de cet événement aussi important et d’avoir la possibilité de voir enfin surgir une autre vision de l’histoire
Il n’est pas aisé de remémorer des souvenirs . de son enfance à moins de s’en rappeler et de les porter comme une blessure une blessure liee a cette enfance vécue en guerre ou il est aujourd’hui impossible d’exprimer sa détresse marqué par beaucoup d’évènements ayant secoué mon village. Et vécu une période clé de la guerre dont on sous-estime généralement l’importance aujourd’hui. M’inspirant des faits dont j’ai été témoin Et Etant un des rescapés d’un carnage en une journée d’une fête religieuse d’EL AID EL FITR. Au douar de Bni Ouedjhane, un nom qui ne dit pas grand-chose, sauf pour ses habitants qui ont vécu les affres de l’armée coloniale. En cette journée paisible de l’aïd du 11mai 1956, rien ne laissait présager le tournant que devait prendre le sort de notre Méchta. Ce minuscule hameau venait de sombrer dans l’horreur ; Horreur de la plus grande tragédie liée aux tueries de masse la fête de s’est transformé en apocalypse et en bain de sang, la machine de guerre coloniale en mobilisant une offensive d’une grande ampleur, et d’énormes moyens logistiques s’est livrée a un véritable massacre de l’homme. par Une opération criminelle Connue sous le nom « éventail », la répression sera énorme, disproportionnée, ou des familles entières ont été décimées frappées par un sort épouvantable,bilan macabre soixante-dix-huit (78) femmes, enfants et vieillards voire des nourrissons, étaient lâchement et atrocement assassinés. Le choc émotionnel que j’ai subi du haut de mes neuf ans est resté gravé dans ma mémoire une scène que l’enfant que j’étais n’a pu soutenir..,.car la perception du monde d’un gamin est difficile a analyser a cet âge là. Cependant, je savais que mon enfance traverse une grande tragédie humaine . la stratégie de l’armada coloniale visait à détruire la symbiose entre la population et les maquisards en les isolants de leur base populaire ce fut une grande perte et un profond déchirement Je porte à ce jour dans ma chair et au fond de mon âme cette meurtrissure et je me sens particulièrement redevable à l’égard de tous ceux qui y ont perdu la vie et ne sont plus là pour en témoigné, . Une tuerie qui avait couté la vie a presque la quasi-totalité des habitants était ordonnée par les sinistres responsables de malheur partisans acharnés de la terre brulée que sont Bigeard avec sa criminelle opération (éventail) appuyé et encouragé par son acolyte l’abominable Maurice Papon un professionnel de la mort qui avait aiguisé ses armes dans le constantinois alors préfet de cette dernière pour mener a bien sa sale besogne criminelle que l’on connait quelques années après contre des algériens a paris .Ces hordes de tueurs amnésiques .Comme des monstres assoiffés de sang dépêchés sur les lieux, happaient les âmes. Comme s’ils s’adonnaient à une partie de plaisir pour perpétrer des crimes d’une rare cruauté en prenant vengeance sur les civiles. Commandés par un certain sinistre officier le capitaine VOLETERRE, en laissant faire ses hommes pour sévir contre ceux qui avaient la malchance d’être sur leur chemin ce jour-là du haut de mes neuf ans je venais de réaliser pour la première fois qu’est-ce qu’un génocide. Un génocide qui relèverait d’un crime contre l’humanité similaire au même titre que les massacres commis par les NAZIS contre des villageois français mais en Algérie avec des français dans le rôle des SS Ils se ressemblent dans leur manière hystérique de donner la mort. Les témoignages d’un acteur le mieux indiqué Un appelé français faisant partie de nombreux appelés du contingent envoyés en Algérie détaché à EL ANCER (JIJEL) (de janvier à juillet 1956) ; réapparait à la veille du 50éme anniversaire de l’indépendance brisa le silence pour nous révéler ce qui s’est réellement passé ce 11 mai 1956 dans une contribution sur un blog (ci-joint photocopie) illustrés par des témoignages dénotant de fulgurantes prise de conscience .
Laissons le raconter :
Ces criminels n’avaient pas entièrement torts en effet, la révolution a été faite en famille chacun selon l’âge, la force et les moyens dont il dispose, la femme occupa une place importante et mena sa révolution avec un esprit de sacrifice sans égale au même titre que les hommes ; elles étaient un soutien logistique de premier ordre lorsqu’elles n’étaient pas directement au front, elles s’occupaient du ravitaillement ces femmes remplissaient d’autres fonctions, liées à la Résistance, ainsi , de véritables cellules féminines se sont constituées et elles sont des lors, comme des hommes mises en fiche et suspectées pour leurs activités. Ce qui explique que cette mechta fut particulièrement ciblée en subissant en permanence des ratissages doublés d’attaques, contre ses habitants la majorités des maquisards qui n’ont pu être neutralisés que par ces moyens extrêmes, en s’attaquant à leurs familles. Cette opération de représailles fait suite aux multiples embuscades tendues par les moudjahidines ou des soldats sont éliminés avec récupération d’armes et munitions.
Laissons-le raconter dans un deuxième paragraphe de son récit :
Ces moudjahidines lorsqu’ils magnifiaient la révolution avec des moyens des plus dérisoires ont eu raisons de l’une des plus grandes puissances coloniale, pour qui le seul dialogue c’était les armes Ils avaient la ferme conviction que seule la voie armée pouvait mettre fin a l’ordre coloniale . Leur défi dans une période ou rien n’était facile, contre une soldatesque française lourdement armée. Le colonialisme français lui qui s’y croyait pour toujours. Beaucoup n’imaginaient pas l’indépendance; c’était la logique aveugle de ceux qui ne voulaient pas se rendre à l’évidence que la colonisation se conjuguait désormais au passé, Cette illusion de puissance laissa place à la cruelle réalité… Ils ont bel et bien quitté, contraints forcés et chassés comme fut tout usurpateur d’une terre qu’ils avaient envahis et asservit. Il a fallu qu’un groupe d’hommes et de femmes debout comme on n’en fait plus pour que le rêve se réalise.. Les uns comme les autres l’ont fait au détriment de ce qu’ils avaient de plus précieux la vie. par leur bravoure, leurs exploits mais surtout leur amour illimite de la patrie ils avaient sacrifies leur propre famille et qui a leurs tour sont tombés au champ d’honneur, pour que l’Algérie recouvre son indépendance. Ces actes héroïques avaient bercé notre jeunesse et aiguiser notre militantisme naissant, et c’est une manière de revendiquer fièrement son appartenance au terroir de cette Algérie profonde et toute la fierté d’être issus d’un village qui a enfanté ces figures emblématiques des luttes et du combat pour l’indépendance. Ce douar natal non pas que cette mechta ou je suis né méritait une gratitude particulière, mais c’est parce qu’à travers cette fenêtre ou j’ai découvert les affres de la guerre et les douleurs de ces hommes et de ces femmes qui me sont très chères, , leurs disparitions dans des conditions dramatiques en faisait des héros.. Par leur courage, par la voie qu’ils avaient choisie à l’heure des grandes épreuves et aussi dans la manière dont elle fut accueillie la révolution par ces valeureux hommes et femmes sans sépultures,qui avaient tracés la feuille de route de la révolution armée et avaient donnés un exemple de patriotisme fait d’actes de bravoure et de drames ayant pour résultat l’indépendance du pays.
Après cette sombre histoire coloniale, le peuple a fêté avec une joie réelle et sincère l’évènement de l’indépendance, il est important de rappeler que l’euphorie était totale et que les espoirs d’une vie meilleure faisaient partie des rêves, les citoyens et les dirigeants sont fiers de l’histoire de leur pays bien entendu celle-ci comporte des pages glorieuses et d’autres ternes, mais tout le monde est d’accord pour que sa transmission se fasse, sans le moindre oubli, à savoir une histoire sans exclusion ni sélection ni falsification.
Votre excellence,
L’indépendance acquise de haute lutte un serment était donner pour ne pas oublier ceux qui l’ont rendu possible mais il se trouve que malheureusement, cette indépendance tant attendue avait un gout amer. l’on s’attendait a une reconnaissance ***stupéfaction en dépit des sacrifices consentit, ces victimes n’ont pas été reconnues comme martyrs de la révolution l’indifférence et la surdité des instances locale de l’époque de l’indépendance et l’ingratitude de certains jouant les libérateurs ,qui avaient basculés dans le militantisme de la vingt cinquième heure en empruntant le train de la révolution, considéraient ces victimes comme étant des dommages collatéraux, La déception provoquée est à la hauteur du sacrifice Cette présentation extrêmement dévalorisante pour ne pas dire infamante. n’a été qu’une répétition primaire des violences coloniale pourquoi une telle caricature des combattants, en inventant des concepts ridicules ? Ces petites phrases que l’on tolérait et qui visaient les martyres de la révolution, Des clichés alimentés par certains irrespectueux et irresponsables où ignorants ce qu’est une révolution, cette sortie aussi regrettable intervenait au moment ou le peuple algérien fêtait la victoire sur l’hydre coloniale,. Les victimes et leurs proches dépossédés de la légitimité de leur souffrance, se consoleront a l’idée que ce n’est pas rien d’avoir vaincu la plus grande puissance a mains nues.. Que reste t-il a une société qui ne peut pas ou ne veut pas nommer ses blessures ? Ces civils combattants tués, désarmés, en situation de guerre est un défi d’ordre moral et ne peuvent étre traites comme de simples ‘’dommages collatéraux. Il n’est pas dans mon intention ici de faire le procès des moudjahidines authentiques qui avaient participés au combat libérateur à cela nous affirmons clairement notre profond respect pour les chouhadas, les moudjahidines, et moudjahidates quel que soit l’endroit la ou ils ont luttés, chacun, chacune doit défendre leur honneur quand il est bafoué. Vous conviendrez avec moi monsieur le président qu’il est inadmissible cette terrifiante légèreté après avoir été victime des exactions de l’armée coloniale voilà qu’ils sont aujourd’hui victime de l’oubli, l’autorité d’occupation dans sa détermination de porter un traitement des plus barbares ; venant de l’occupant…on peut dire que c’était dans l’ordre des choses mais, qu’au lendemain de l’indépendance il est regrettable que ces victimes soient ignorées. Comment alors, dans de telles conditions s’acquitter du devoir de mémoire et faire connaitre l’histoire de notre révolution aux générations futures ? Qui s’en souvient aujourd’hui en dehors des gens de la région on a fini par tout oublier. Nous avons le devoir et la responsabilité de raconter à cette génération que l’indépendance de leur pays n’a pas été donnée, mais arraché au prix du sang de nos glorieux martyres. œuvre de la folie meurtrière du colonisateur qui doit être ancre a jamais dans la mémoire de toutes les générations pour que tout cela ne se reproduise jamais plus sur cette terre bénie tant de fois arrosée par le sang.
Votre excellence
Est-il concevable aujourd’hui que la nation ne leur reconnaisse pas le statut légitime de chahid de la nation; leur nom a été gommé de l’histoire il s’agit de rétablir la vérité sur l’une des pages les plus sombres La lecture qui est faite ici de leurs itinéraire se voudrait être juste une ligne supplémentaire au grand livre de l’histoire la question exige que la communauté nationale assume sa responsabilité collective et pour que la fête soit totale à besoin (au-delà de la symbolique) d’un contenu à la hauteur du sacrifice, Le moment est venu de revisiter et de débattre de ces événements, de reconstituer entièrement la mémoire de la grande blessure même avec 50 ans de retard c’est tout à l’honneur de réhabiliter ces hauts lieux, il est un des canaux qui permet de passer des mémoires à l’histoire. Ils se sont sacrifies pour ce pays parce que c’était un choix, ils nous ont offert du rêve, du savoir, et de l’espoir, alors à nous maintenant de leurs offrir nos mémoires et je me dis que même pareil hommage ne pouvait suffire à lui-même à les faire sortir de l’anonymat dans lequel le temps les a engloutis. Que l’on déchire l’écran protégeant la laideur pour qu’enfin émerge la vérité leurs rendre hommage aujourd’hui c’est aussi rendre hommage a tous les martyrs anonymes qui ont payés de leur sang l’indépendance du pays.
Votre excellence,
Ces derniers temps nous entendons des voix qui s’élèvent ça et la, réclamant de la France officielle ; ce doux vocable qu’est la repentance, une expression délicieuse un mot poli pour masquer des crimes crapuleux ce mot étrangement devenu à la mode ces derniers temps, Pense-t-on vraiment que les victimes allaient tomber dans un piège aussi grossier, sans honte ni peur du ridicule .L’Algérie née dans et par le combat pour l’indépendance il n’y a pas lieu d’aller chercher chez la puissance coloniale qu’elle s’excuse. Pour nous les survivants victimes de la guerre, la question a été réglée a l’accession de nôtre pays a l’indépendance qui est en elle-même un acte expiatoire des vaincus. Cependant Ce que nous demandons c’est de revoir ce genre de déclarations de la honte occultant le parcours des combattants, dévalorisant leur héroïsme et portant atteinte à l’histoire de notre révolution.
Monsieur le président de la république
Dans L’espoir que cette doléance trouve un écho favorable auprès de votre haute autorité et convaincu que vous ne ménagerez aucun effort pour que justice leurs soient rendus en reconnaissances au dévouement multiforme a la cause nationale en assurant une réparation adéquate aux victimes, pour que les droits des familles soient respectés Je vous prie d’agrées votre excellence notre profonde considération.
AHMED.NEMMOUR Copie :
Mr le premier ministre.
Mr le ministre des anciens Moudjahidines.
Mr le SG de l’Organisation National des Moudjahidines.
Mr le président de l’association Mecheaal Echahid.

brella boudjema 01/08/2015 02:16

massacre de beni oudjehane

soufi luisa 26/04/2014 12:02

EN PLUS IL Y A DES ERREURS BENI OUJHANE DEVIENT OUDJEHANE, ET LES BENI OUJAHNE COMME MOI QUI EN DESCENDENT ET QUI CONNAISSENT LES FAITS, N'ONT PAS LEUR MOT A DIRE